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Agile Tour Paris 2012

Publié le : Auteur: Hervé SAINT RAYMOND Un commentaire
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Le 20 novembre dernier, j’ai eu l’occasion de participer à la journée Agile Tour Paris, un évènement organisé annuellement dans de nombreuses villes depuis 2008. La manifestation se déroulait dans les locaux isséens de Microsoft, et était gratuite. Elle avait pour but de former les nombreux participants aux méthodes agiles, et s’adressait plutôt à un public ayant déjà pratiqué ces méthodes, que ce soit dans une entreprise personnelle, ou en milieu professionnel. La journée était organisée autour d’une vingtaine de conférences et ateliers.

1 – Les méthodes agiles, bref historique

Les premiers précurseurs du développement agile se mettent en place pendant les années 1980 et se développent dans les années 1990. Elles naissent de plusieurs groupes de réflexions qui constatent qu’une hiérarchie de développement forte s’avère rigide, source de conflit et parfois nuisible au bon déroulement d’un projet. Ces travaux mettent au point des méthodes pour répartir la responsabilité sur tous les acteurs d’un projet par le principe de subsidiarité.
C’est en 1986 que Barry Boehm publie le modèle en spirale, basé sur un modèle incrémental, avec des contrôles réguliers par le client. Ainsi, celui-ci peut déceler très vite un problème de spécification et prendre la mesure de ses demandes.
En 2001 aux Etats-Unis, dix-sept figures du développement logiciel se réunissent pour formaliser ce qui sera nommé le Manifeste agile, considéré depuis comme la définition du développement agile.

2 – Philosophie du développement agile

Il s’organise autour de quatre valeurs fondamentales :
– L’équipe, les hommes et les femmes qui ont un rôle dans le projet sont au centre du développement, ils sont plus qu’une ressource ou une compétence et leurs interactions humaines sont plus importante que le respect d’un protocole ou une procédure de fonctionnement. Une équipe soudée fournira un meilleur travail qu’une équipe composée de gens compétents travaillant dans l’isolement. Ainsi l’accent est mis avant tout sur la communication.
– Une application qui fonctionne est plus importante qu’une documentation exhaustive. Il ne s’agit pas ici de nier l’utilité d’une documentation technique, et l’on préférera un code lisible et bien commenté qu’une documentation externe, qui représente une charge de travail importante et risque d’être incomplète, voire nuisible si elle n’est pas tenue parfaitement à jour.
– La collaboration avec le client est préférable à la négociation contractuelle. Le client participe à toutes les réunions d’avancement. Il est au courant des difficultés rencontrées par l’équipe, il doit faire un retour sur la réponse du logiciel à ses attentes, il peut préciser ses attentes et renoncer aux fonctionnalités trop peu importantes.
– L’importance pour le plan initial d’être flexible. Les premières livraisons du logiciels vont souvent provoquer des demandes d’évolution, et il est important de suivre l’évolution de la demande du client au long du projet.

3 – Pièges à éviter

Le développement agile, par ses spécificités, ne convient pas à tous les projets ou à tous les clients. Il est important de bien informer celui-ci avant de vendre un projet, et bien s’assurer qu’il en comprend les modalités. Ainsi, le développement se concentre sur les fonctionnalités les plus importantes, et il faut savoir bien hiérarchiser le besoin. Par ailleurs, la méthode est faite pour impliquer le client dans son projet, il faut donc anticiper le coût supplémentaire pour celui-ci, qui doit pouvoir consacrer une demi-journée au projet à chaque itération (typiquement deux ou trois semaines).

Conclusion

Il est assez simple de lire le manifeste agile, il est assez simple de mettre en place les rituels (réunions, démonstrations, points quotidiens rapides, etc.) de la méthode choisie. Tenir la méthode dans la longueur requiert de la discipline et du courage. Les conférences et ateliers de l’Agile Tour m’ont permit de rentrer dans la philosophie de la méthode et de mieux m’intégrer à ma mission actuelle qui utilise des méthodes agiles.

  • Vincent Hanniet

    Très belle synthèse Hervé : dit comme ça on ne voit pas bien pourquoi ne pas adopter une méthode Agile, bravo !