Samsung vs Apple : 2 stratégies mobiles opposées

Samsung a ravi depuis peu à Apple la place de premier constructeur mondial de smartphones avec environ 20% de part de marché (voir les chiffres). Ce qui est encore plus impressionnant est la vitesse à laquelle Samsung s'est glissé à la première place : en 2 ans ils sont passés de 3% à 20% de part de marché ! Apple en comparaison semble stagner. Penchons-nous sur la stratégie mobile qui semble être à l'origine de ce succès.

Samsung a une gamme de smartphones très étendue : 2 utilisent Bada, 2 Windows mobile, et une dizaine utilisent Android ! Les tailles des écrans sont aussi très variables d'un appareil à l'autre. Samsung suit donc clairement une stratégie de diversité la plus grande possible. Leur idée est que quel que soit votre profil il y a certainement un appareil qui vous convient.

Apple de son côté a un seul appareil. Ils se sont rendus compte que c'était un peu réducteur, probablement en suivant l'avancée de Samsun conjuguée à leur propre recul dans les ventes, de sorte qu'ils proposent désormais aussi à la vente 2 anciens modèles. Ils ont donc maintenant 3 modèles en vente ce qui permet une plus grande étendue tarifaire.

La stratégie d'Apple semble très réductrice. Elle a cependant un avantage : elle facilite grandement le travail des développeurs. La stratégie de Samsung en revanche pose de nombreux soucis aux développeurs. Avoir un modèle unique, en particulier en ce qui concerne la taille de l'écran, simplifie en effet grandement le travail du développeur. Le succès considérable de l'App Store d'Apple et la qualité des applications en témoigne. Le talon d'Achille de la stratégie de Samsung se trouve là, dans la complexité de mise au point des applications qui doivent tourner sur tous ces appareils.

On retrouve le même clivage au niveau des tablettes. Apple a un seul modèle et Samsung 3. Mais les tarifs sont très proches de sorte que la diversité joue principalement sur la taille de l'écran. La question va donc être de savoir si cet argument sera de taille suffisante pour contrebalancer le poids des applications. Apple reste en tout cas pour l'instant très largement dominant sur ce marché.

Les tablettes vont-elles remplacer les PC ?

Le web mobile devrait dépasser en 2014 le web habituel depuis un ordinateur standard. Il va se vendre en 2011 plus de téléphones que d'ordinateurs dans le monde, et vers 2015 les ventes de tablettes devraient dépasser celles des ordinateurs standards. Bref, on peut se demander si les ordinateurs ont un avenir où si les tablettes vont les remplacer.

En premier lieu, les entreprises sont loin de pouvoir se passer d'ordinateurs de bureau. Même si de nombreuses professions comme les pilotes de ligne ou certains types de commerciaux utilisent ou vont utiliser des tablettes, la majorité des autres employés vont continuer à utiliser des ordinateurs. Rien ne permet d'imaginer autre chose pour l'instant. Donc de ce côté là les PC ont encore de beaux jours devant eux.

Dans le cadre familial, en revanche, la situation est moins tranchée. L'ordinateur est utilisé plus pour consommer que pour produire : écouter de la musique, voir des photos, surfer sur Internet, chater, etc. Toute une série d'activités parfaitement bien remplies par une tablette voire un téléphone. D'autant plus qu'elles ont souvent été adaptées à l'aide d'une application spécifique. C'est le cas de Facebook et de la messagerie par exemple. Une partie des PC familiaux va donc très certainement être remplacée par des tablettes.

Et la tendance pour l'avenir est au "Cloud Computing". L'idée sous-jacente est d'utiliser la puissance considérable des serveurs centraux pour soulager les PC et rendre les informations utilisables de partout, depuis tout appareil. Ce dernier point va peut-être précipiter le basculement vers les tablettes sachant que de l'autre côté on fait tout pour rendre le terminal de moins en moins important.

Les tablettes sont-elles des ordinateurs ?

Si on intègre l'iPad dans la catégorie des ordinateurs portables, alors Apple devient le premier constructeur mondial d'ordinateur portables. Mais est-ce légitime de le faire ? Une tablette est-elle un ordinateur ? Remplace-t-elle un ordinateur ?

Les premières tablettes étaient des petits ordinateurs, des ordinateurs portables dont on avait retiré le clavier. Certains étaient des hybrides qui pouvaient fonctionner seuls ou reliés à un clavier et une souris. Tous fonctionnaient avec Windows et un stylet. Mais l'idée d'avoir un OS d'ordinateur standard complet sur une tablette et de le piloter à l'aide d'un stylet n'a pas rencontré de succès. C'était un projet stratégique pour Microsoft qui a essayé pendant des années sans aboutir. C'est finalement la démarche inverse adoptée par Apple qui a fonctionné : la tablette n'est plus un petit ordinateur mais plutôt un gros téléphone.

Cette inversion a parfaitement fonctionné. L'OS sur iPad est un OS tactile dérivé de celui de l'iPhone. Il est simplifié par rapport à un OS d'ordinateur standard. L'interface hardware est simplifiée à l'extrême puisqu'il n'y a pratiquement aucun bouton, tout ou presque se faisant avec le doigt en cliquant sur l'écran, sans stylet. Cette démarche a été reprise à l'identique par le reste de l'industrie : après des années de tentatives diverses, il semble que brusquement la seule question qui reste soit la taille de l'écran !

Cette inversion a cependant eu une conséquence : la tablette est peu pratique pour produire de l'information textuelle traditionnelle, pour taper de longs textes. Elle est très pratique pour consommer des informations ou des médias et pour produire des informations courtes, comme des twits ou des petits emails. Elle n'a pas la même universalité qu'un ordinateur standard mais est plus pratique pour certaines utilisations.

La tablette semble donc être bien distincte d'un ordinateur. Et si on étend la question au téléphone, à la télévision. Sont-ils des ordinateurs ? Là la réponse immédiate est non. Pourtant ils en intègre un, au même titre qu'un tablette.

En conclusion la bonne question est plutôt "qu'est-ce qu'un ordinateur", et finalement qui s'en soucie ? Avec le cloud on ne saura plus où sont les informations, on saura juste qu'on y a accès quand on veut. Et on va ajouter "avec ce qu'on veut", l'ensemble des appareils électroniques étant voué à devenir un dégradé continu de puissance et d'accessibilité allant des ordinateurs de bureau jusqu'à la montre. Chaque appareil est meilleur dans un certain domaine et moins bon dans d'autres.

Réalité Augmentée

Le terme de Réalité Augmentée (RA) désigne les systèmes de perception (visuelle ou autre) qui permettent d'ajouter aux perceptions de l'utilisateur une dimension virtuelle. Le "monde virtuel" représente alors tous les éléments de l'environnement perçu qui sont calculés par ordinateur. L'utilisateur d'un tel système perçoit donc une superposition des deux mondes, réel et virtuel, le tout en temps réel bien-sur.

Sans entrer dans les détails techniques, cet article a pour but de faire un bref tour d'horizon de ce qu'il faut savoir pour se lancer dans une discussion sur la RA au cours d'une soirée de pseudo-geek alcoolisés...

Note : les systèmes permettant la réalité augmentée autre que visuelle étant encore très expérimentaux, la suite de l'article n'en tiens pas compte.

Voyons d'abord quelques termes techniques qui prouveront que vous savez de quoi vous parlez.

Le tracker : c'est le dispositif permettant d'effectuer le tracking, c'est-à-dire la localisation (position + orientation (+focale)) du dispositif de perception (la caméra en général) par rapport à son environnement (ou l'inverse).

Les marqueurs : ce sont les éléments de l'environnement utilisés par le tracker pour la localisation. Ils peuvent être artificiels (dessins facilement identifiables placés avant l'utilisation) ou naturels (lignes droites, coins, formes géométriques simples ou visages) ,c'est à dire ne nécessitant pas de préparation de l'environnement.

Une fois le tracking effectué, ne reste plus qu'a calculer les éléments virtuels visibles à partir de ce point de vu et de les incruster dans l'image réelle. Ces deux dernières étapes étant plutôt connu du commun des développeurs, le gros morceau des applications  de RA est le (ou les) moyen(s) utilisé(s) pour garantir une localisation en temps réel.

En effet, les marqueurs visuels artificiels possèdent le grand avantage de confiner l'utilisateur dans un environnement préparé spécialement pour accueillir des objets virtuels. En revanche, lorsque la préparation est impossible ou trop couteuse, d'autre moyens de localisation doivent être utiliser pour compenser le caractère non-prévisible de l'environnement dit naturel.

Les applications s'exécutant dans un environnement non-préparé utilisent donc les autres capteurs disponibles sur le tracker tels que : le gyroscope, l'accéléromètre, le GPS ou encore la focale de la caméra. Les données renvoyées par ces différents capteurs sont en général combinées aux éléments fournis par la localisation visuelle.

Ainsi, il est maintenant possible de se localiser dans un environnement aussi bien intérieur qu'extérieur, urbain ou rural. Les applications concrètes sont donc de plus en plus étendues, allant du dessin d'une cible autour des visages sur l'écran d'un appareil photo, à l'affichage d'itinéraires directement sur l'image réelle de la route, l'essayage d'habits ou d'accessoires virtuels, sans compter les applications personnalisables qui permettent de définir ses propres points d'intérêt grâce à leurs coordonnées GPS et de les afficher sur l'écran en mode vidéo d'un téléphone portable...

On peut citer :

  • Nearest Tube : Application IPhone permettant de trouver la station de métro la plus proche
  • Wikitude : API de Réalité Augmentée sur Android et IPhone  utilisant le GPS des téléphones mobiles et ses applications Wikitude Drive et Wikitude World Browser.
  • Tagwhat : Application orientée réseau social permettant par exemple de laisser des commentaires aux endroits réels ou l'on est passé.
  • Geoimmo : Application sur Android et IPhone permettant de localiser les biens immobiliers en vente ou en location.
  • Layar et Junaio : Applications sur Android et IPhone permettant de définir des filtres regroupant des points d'intérêts que l'on peut ensuite partager.
  • Et de nombreux autres...

On peut également parler du projet Kinect de Microsoft sur XBox qui permet d'amener un autre défi de taille : l'interaction de l'utilisateur avec le monde virtuel qu'il peut maintenant percevoir. Comme souvent, c'est le jeu vidéo qui essuie les plâtres  et la plupart des applications actuellement disponibles (dont celles citées ci-dessus) ne permettent aucune interactions entre réel et virtuel. La difficulté de évidente étant de définir une sorte de langage des signes interprétable par l'ordinateur. On peut très bien utiliser les mouvements amples du corps tout entier comme les mouvements plus précis des doigts ou du visage, bref, si le projet Kinect a l'air de s'en sortir plutôt bien, on est encore loin de Minority Report...

L'avenir de la Réalité Augmentée reste donc encore à écrire, les technologies embarquées de plus en plus fiables et rapides,  les nouvelles idées d'applications et tout simplement le coté futuriste du principe ne feront sans doute qu'accélérer la vitesse de sa démocratisation.

Open source, open faille & open troyen…

Open source ou propriétaires, tous les logiciels sont susceptibles de contenir des failles de sécurité ou des backdoors (c'est-à-dire des failles créées volontairement dans le but de prendre la main sur une application).

Les logiciels open source ont cependant un avantage, au moins psychologique, de poids : leur code étant pas définition accessible, chacun peut théoriquement lire et comprendre le code informatique qu'il utilise, déploie ou intègre dans d'autres logiciels. Cet argument est particulièrement valable pour les logiciels open source qui disposent d'une large communauté très active : le risque qu'une faille passe inaperçu décroit proportionnellement avec le nombre de contributeurs au projet...

Mais le risque n'est pas tout à fait le même lorsque vous faites un "copier/coller" d'un extrait de code sur un site, aussi sérieux soit-il (je pense par exemple au Blog Netapsys ! 😉 ).

Démonstration par l'exemple.