European Lab : Richard Stallman

logo_european_lab

 

J'ai pu assister le 14 mai dernier à l'événement European Lab. J'ai notamment participé à la conférence de Richard STALLMAN, "Gourou Talk". Je me propose de vous faire un compte-rendu de celle-ci.

1 - Avons-nous le contrôle ?

La question abordée lors de cette conférence est le contrôle de nos données personnelles. Le problème des logiciels d'aujourd'hui est de savoir, qui donne les instructions ?

Aujourd'hui nous ne donnons pas les instructions, l'utilisateur n'a donc plus le contrôle de ses données.

Quand un utilisateur dispose du contrôle, on parle de logiciel libre.
Richard Stallman définit un logiciel libre selon 3 critères :

Liberté / égalité / fraternité

  • La liberté : C'est le fait de pouvoir tester le programme dans n'importe quel but, de pouvoir en consulter les sources afin de les modifier selon ses besoins et de le partager à volonté.
  • L'égalité : C'est le fait de ne laisser personne avoir de pouvoir sur l'application.
  • La fraternité : Le programme encourage le travail collaboratif et les interactions.

Richard Stallman pense aussi que l'on devrait avoir la liberté de pouvoir distribuer commercialement les versions originales, voire des copies modifiées.

Si l'une de ces libertés est manquante, le contrôle de l'application n'est plus dans les mains de l'utilisateur mais dans celles des programmeurs et du propriétaire du programme.

Aujourd'hui, la grande majorité  des utilisateurs ne savent pas programmer, ce qui les rend vulnérables face à l'utilisation des programmes.

Le contrôle collectif d'un logiciel permet à chaque utilisateur de pouvoir participer à des groupes de contrôles, afin de vérifier et consulter la façon dont le programme est créé et évolue.

Il est facile d'attirer les utilisateurs à abandonner le contrôle de leurs données grâce à la mise à disposition de diverses fonctionnalités.

Le conseil pour rester propriétaire de ses données ?
=> refuser l'utilisation de ces logiciels !

2 - Est-ce la faute aux sources du programme ?

Afin de savoir si un programme est libre ou privateur, la réelle question à se poser est : de quelle façon le programme est mis à disposition et comporte-t-il des fonctionnalités malveillantes ?

Voilà une liste de fonctionnalités malveillantes :

  • Le flicage : Envoi des données (Sites consultés, Position géographique, etc.)
  • Restreindre l'utilisateur (utilisation de menottes numériques, DRM : on se pose la question vis-à-vis de tous les objets connectés)
  • Les programmes de censure
  • Les portes dérobées (permettant un accès à vos données)

Exemple win8 : Limitation aux applications non approuvées par le store.

Exemple IOS : Les utilisateurs ont trouvé une porte dérobée et l'exploitent afin de récupérer certaines libertés.

Android est aussi un malware, ne serait-ce que par le fonctionnement du store Google qui a le droit de vie ou de mort sur des applications (avec la possibilité de faire des désinstallations à distance).

3 - Quelques conseils pour la protection de nos données :

La gratuité d'un logiciel n'est pas une garantie du contrôle de nos données.
Un logiciel gratuit signifie juste qu'il n'y a pas besoin de payer pour être maltraité.

La possession d'un bien numérique n'est pas une vrai possession.
Le fait de ne pas posséder de copie propre nous empêche de pouvoir partager voire prêter le contenu en question.

Par exemple, nous pouvons voir comme logiciel privateur, les applications de Streaming Audio ou les livres numériques.

Imaginez, qu'aujourd'hui Amazon a le droit de supprimer à distance des livres sur son store et sur les différents devices connectés.
Spotify nous empêche par exemple de pouvoir partager / prêter le contenu audio mis à notre disposition.

Afin de protéger ses données il est conseillé de limiter au maximum les achats en ligne et par carte bancaire et de privilégier au maximum les paiements en liquide (ne nous permettant pas d'être tracé).

"Le téléphone portable est le rêve de Staline", il ne faut donc pas s'en servir !"
Les téléphones peuvent être convertis en système d'écoute et de géo-localisation des individus à n'importe quel moment .

 4 - Retour d'expérience

La vie vue selon Richard Stallman est une vie probablement beaucoup plus sociale. Il prône une utilisation unique de logiciel non privateur (dont la population est relativement faible vu l'ampleur des logiciels disponibles sur le marché). Il est contre l'utilisation de la téléphonie mobile et de toutes les évolutions technologiques nous apportant des fonctionnalités privatives.

Il nous met face un choix !

A quel point sommes nous prêts à monnayer notre confort personnel ?
Quel est le prix de nos informations personnelles et jusqu'où prendrons-nous le risque de nous laisser influencer par la mise à disposition de celles-ci ?
Une question à se poser aujourd'hui alors que le monde est en phase d'être de plus en plus connecté...

Voilà une interview ayant eu lieu juste après la conférence : https://www.youtube.com/watch?v=94c-2wOdJrc

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Captcha *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.