Groovy : retour sur la présentation du Paris JUG

Le JUG de Paris présentait le 9 septembre le langage Groovy et le framework associé Grails. Près de 200 personnes y assistaient dont, au moins, trois représentantes de la gente féminine !

Piètre programmeur java et amoureux de musique 'soul', je dois avouer que ma curiosité a d'abord porté sur le caractère "funky groove" du nom du langage et de son logo.


Cela dit, quand un vieux bonhomme de 37 balais comme moi discute de Groovy avec une jeune recrue et sort :
"Oh là là, encore un nouveau langage à apprendre" et que ce dernier répond
"Oui, mais c'est comme du java",
la crise naissante de la quarantaine m'a motivé à titiller mes neurones en comprenant mieux l'intérêt porté par les développeurs et ainsi, objectif ultime, de rester "hype" 😉

La présentation de Groovy m'a rassuré en tout point :

  • D'abord, vu le monde, c'est vraiment tendance ensuite c'est gratuit et open source !
  • C'est un langage de script où le typage est dynamique (et donc un peu plus gourmand en ressources)
  • C'est vrai, ça ressemble beaucoup à du java
  • Je peux continuer à utiliser Eclipse avec un plugin adapté (à ce propos, le présentateur a une préférence pour IntelliJ)
  • Je peux allier java et groovy dans une même application : une classe groovy peut étendre une classe java, et vice-versa (c'est ce qu'on appelle la "protection de son investissement"), et je peux mettre des petits bouts de code groovy dans mon code java (version 6 avec l'API javax.script)
  • Groovy est en avance sur Java : il y a des "closures" (des fonctions définies dans des fonctions...je crois) dans la version actuelle (1.5 depuis nov. 2007), j'avoue que j'ai eu un peu de mal à saisir leur intérêt, j'attends que quelqu'un m'éclaire...
  • Des grands comptes ont des applications en groovy : 50000 lignes de code pour une mutuelle américaine (la moitié représentant des tests...ouch !...)

Côté productivité :
Des petits exemples sur la manipulation de listes et de Datasets avec moins de lignes de code montrent qu'effectivement, le programmeur va plus vite.

Quelle conclusion pour un débutant qui connaît java :

  • Facile à installer, à utiliser
  • Une programmation plus rapide
  • Pour ma part, une étape initiatique avant d'aller vers Ruby

Quelle conclusion pour un décideur :

  • La prise de connaissance ne coûte pas chère !
  • Un gain de productivité (qui reste néanmoins à mesurer)
  • Il protège son investissement

Bon c'est vrai, j'ai toujours un peu de mal à trouver des arguments chocs pour convaincre une Direction Financière de changer de techno...je vais travailler cela...

3 commentaires

  1. Avant d’aller sur Ruby… ? 😮
    Je comprends pas. Je trouve Groovy parfaitement utilisable. Une erreur due à la crise de la quarantaine ?

  2. dragonFly, j’entends (encore) bien.

    C’était mal formulé : je souhaitais dire que cela pouvait constituer un parcours d’apprentissage plus ‘naturel’ pour quelqu’un qui connaît java et qui souhaite comprendre le langage Ruby.

  3. De plus pas besoin pour l’entreprise de changer son environnement si il est en J2EE.

    Car génère des .war et se déploie dans un environnement J2EE.

    PS: comment faire du Rails style avec du JAVA.

    😉

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