JugSummerCamp 2014 – Cloud First

Lors du JugSummerCamp 2014, j'ai eu l'occasion de voir une présentation sur la façon d'utiliser le cloud pour un projet informatique et notamment lors de la phase de développement du projet.

Avant de démarrer sur l'utilisation de solutions techniques, Didier Girard nous a rappelé que toutes les données ne pouvaient pas aller dans le cloud. En effet, avant de pousser tout et n'importe quoi sur les fermes de serveurs d'un tiers, il est bon de qualifier la donnée que l'on veut éventuellement mettre dans le cloud.

Pour Didier Girard, il y a 3 catégories à prendre en compte lors de la qualification des données.

  • La donnée est secrète. Comme son nom l'indique, personne à part quelques membres de la société possédant la donnée ne doit avoir y avoir accès. Il est donc inimaginable qu'elle soit mise en ligne. En fait, elle ne devrait même pas être au format numérique ou alors sur un réseau coupé du réseau mondial. Ceci implique notamment l'impossibilité de connecter sur le réseau privé un quelconque matériel électronique (par exemple une clé USB).
  • La donnée est confidentielle. Il est donc moins dangereux qu'elle aille sur le réseau, mais cela ne reste pas sans risque. Toujours est-t-il qu'il faut au moins penser à trois choses très importantes :
    - Le développeur ne devrait pas avoir accès à une donnée confidentielle. Sinon, elle ne sera plus confidentielle. En effet, un développeur est de facto hyper connecté dans son travail. Dans le cas d'un cloud pour le développement d'une application, il ne semble pas logique de mettre cette donnée sur le réseau. Une donnée fictive fera très bien l'affaire.
    - La donnée est-elle confidentielle car elle ne devrait pas sortir du territoire ? Cette question peut sembler anodine au premier abord, mais l'affaire PRISM et le Patriot Act ont un sacré poids dans la décision de mettre dans le cloud une donnée liée à un pays.
    - La donnée est-elle une donnée éthique ? Ceci correspond à une donnée pas spécifiquement confidentielle mais que la société qui la possède, considère qu'elle ne doit pas être publique par éthique.
  • La donnée est publique : tout le monde peut y accéder. C'est le meilleur type de données pour pouvoir être éligible à l'utilisation du cloud à tous les niveaux et ce dès le développement du produit.

Didier Girard étant Cloud Google Developers Expert, la suite de la présentation a développé des cas concrets sur la plateforme Google.
Premièrement la plateforme de Google fourni plusieurs solutions techniques intéressantes :

  • Compute Engine : fournit la location de machines, de l'espace disque et la possibilité de scaler facilement
  • Storage : offre le stockage en base de données. Le NoSQL et le SQL sont de la partie. Cette plateforme fournit également la réplication.
  • BigQuery : permet de jouer dans le monde des grands pour la BigData

Il y a bien entendu d'autres solutions proposées par Google. Vous trouverez la liste complète à cette adresse : https://cloud.google.com/products/

Didier Girard a présenté quelques cas concrets :

  • Passage de Microsoft Exchange à Google Apps for work
    - réduction des coûts (coût à zéro pour les tous premiers contrats)
    - facilité de migration. En fait, plus besoin d'en faire. Elles sont transparentes.
    - pas de matériel à administrer
  • Déploiement de machines pour les développeurs en quelques minutes
    - Si on a 5 jours pour faire un PoC, faut-il demander à son infra de monter des serveurs ?
    - Lorsque l'on finit un projet, l'infra doit potentiellement virer les machines. Là ça se fait en quelques clics.
    - Si de nombreux projets d'un coup, l'infra peut ne pas avoir le temps de monter toutes les machines
  • Migration partielle au cloud
    - Parfois re-développer une solution sur le cloud coûte moins cher que de faire évoluer certains systèmes.
    - Si l'on développe une nouvelle solution, que faire du vieux matériel ? Sur le cloud, on le "rend"
  • Pour les projets qui ont des pics par moment et peu de charge le reste du temps, le cloud peut permettre de réduire les coûts matériels.

Enfin Didier, nous a rappelé quelques points à respecter avec le cloud :

  • il ne faut pas se piéger avec un opérateur. Les coûts réduisent régulièrement. Il peut donc être intéressant de changer de fournisseur
  • Ce n'est pas parce que l'on a la possibilité de scaler facilement qu'il ne faut pas faire attention à ce que l'on code. En effet, un code optimisé est très intéressant sur le cloud car il coûtera moins cher sur la durée.

 

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