L’agilité à l’assaut de la routine

Les méthodes agiles ont et sont encore perçues comme un « gadget » n’apportant que peu d’intérêt dans le monde du développement.

J’ai été le premier à trouver ces méthodes sans réel intérêt au regard de nos approches traditionnelles qui s’appuyait déjà sur des principes itératives et incrémentales.

J’ai changé rapidement d’avis pour différentes raisons.

J’aimerai ici vous en expliquer une parmi les nombreuses  qui nous poussent à promouvoir et utiliser ces méthodes agiles.

La raison que je souhaite développer ici est en étroite lien avec des modèles de comportement que nous rencontrons lors de nos missions d’accompagnement au changement. Nous avons l’habitude de décrire à nos clients le processus qui est suivi par tout à chacun lors de la mise en place de nouvelles pratiques :

Réalisation :

C’est l’étape où l’on produit et tout se passe bien, mais si rien ne survient, qu’aucun nouvel intérêt n’arrive on bascule progressivement vers une phase de routine.

Routine :

Cette  phase de routine traduit une période de stagnation. On peut générer de la frustration lors de ces moments. Mais de manière autonome ou aidé, on retrouve de l’énergie pour se projeter dans une phase de renouveau.

Renouveau :

On est de nouveau dans un cycle de progression de création. On remet du « cœur à l’ouvrage », mais cette phase peut également être suivie très rapidement pour certain d’une phase de résistance.

Résistance :

Ces résistances peuvent se manifester par de la nostalgie. Cette phase n’est pas systématique et son intensité est fonction des individus. Cette résistance doit être accompagnée pour retrouver cette énergie et cette ouverture qui nous ramène vers la phase initiale de réalisation.

Ce cycle est applicable pour tout individu, organisation et entreprise.

J’aime bien reprendre ce cycle et l’appliquer à un phénomène fréquemment rencontré dans les équipes de développement.  Ce phénomène est celui de l’usure des individus à travailler sur des projets sur la durée. Nous pouvons parler ici de « Routine » telle qu’elle apparaît dans le cycle que nous venons de voir.

Les directions de projet gèrent ces phénomènes de manière que je qualifierais de « naturelle » et classique à l’aide de points réguliers et de moments extra professionnels organisés pour créer de la convivialité au sein des équipes.

Il ne s’agit pas ici de dire que les méthodes agiles vont venir se substituer à ces pratiques.

Mon propos est plutôt d’indiquer que les pratiques agiles telles que les stand-up meeting journalier, le management visuel, les phases de qualifications des charges à l’aide de planning poker, sont autant de moyens de « casser » le phénomène de routine rencontré dans les équipes de développement et de redonner du « peps » dans les équipes de développement.

La pratique agile la plus importante allant dans le sens du changement (et donc du renouveau) est la rétrospective.  Le manifeste agile indique :

A intervalles réguliers, l'équipe réfléchit à comment devenir plus efficace, puis adapte et ajuste son comportement en conséquence.

Cette pratique permet de donner un espace d’expression aux membres de l’équipe qui vont ainsi être les acteurs de leur changement et du renouveau qu’il souhaite appliquer.

2 commentaires

  1. Voilà une personne agile et qui adopte un vocabulaire concis,
    plein d’une nouvelle assurance et de sens des réalités
    Clément

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