Le magasin connecté : Très populaire mais sous exploité

Connected_Stores

Peu de magasins sont connectés et pour beaucoup, quand ils le sont, la démarche reste timide et imparfaite. Et pourtant, ils auraient tout à y gagner !

Les français sont déjà digitaux, 97% d’entre eux possèdent un mobile, 50% une tablette et 83% préparent leurs achats via internet. De plus, grâce au responsive et à la synchronisation des devices, les conditions sont réunies pour offrir une expérience virtuelle et physique réussie. Et pour clôturer le débat, 77% des 18-24 ans (62% pour le reste) se disent familiarisés avec les équipements digital store.

En revanche, moins de la moitié d’entre eux en profitent, notamment à cause d’un manque de connaissances, des services de géolocalisation par exemple. Une étape pédagogique avec de la signalétique serait un bon point de départ.

Des équipements visibles, une bonne stratégie

En effet, au final, quand les clients sont informés, 81% plébiscitent les bornes interactives et 79% les tablettes pour les vendeurs. Ces équipements enregistrent d’ailleurs un fort taux d’utilisation pour attendre, se repérer, récupérer des promotions ou encore acheter.

Des attentes de mieux en mieux identifiées

Très pragmatique, le consommateur attend de cette digitalisation une simplification du parcours d’achat, un gain de temps ou encore des conseils quant à son choix. Ensuite, le vendeur doit être ultra qualifié pour conseiller le client, en effet, la demande de conseils qualitatifs est en hausse. Les français plébiscitent également le fait de proposer moins de produits en magasin, encore une opportunité pour optimiser le parcours d’achat.

Impact sur les ventes et l’image

Pour 83% des français, une boutique digitalisée est signe de modernité, l’assurance de voir des animations (80%) de pertinence et de qualité (71%). Le résultat ? 60% y vont ainsi plus volontiers et y font des emplettes.

C’est pourquoi il est vital de réinventer le concept de boutique pour continuer d’exister ; 3 enjeux :  Attirer les clients dans les boutiques, satisfaire le client grâce à une nouvelle expérience d’achat et enfin, homogénéiser et connecter les données récoltées pour améliorer le système. Petit guide en 7 points :

  • Penser Web to store… et store to web : le site doit renvoyer en boutique mais il est évident que celle-ci doit également renvoyer vers le site web. Pour exemple, Virgin avait fait le choix de ne pas avoir de site, d’autres au contraire, équipent leur boutique en digital, le client repart ainsi avec des données qu’il pourra retrouver et actualiser chez lui sur son mobile ou sur le site. Cela permet notamment de lutter contre le « showrooming »
  • Penser pureplayer, incarner une vision web : il ne faut pas penser « digitalisation du point de vente » mais bien repenser le parcours d’achat complet qui doit être digital. Les bons exemples : The Kase, Undiz.
  • Coupler l’expérience avec les centres commerciaux : Le consommateur français qui part dans un centre commercial a la plupart du temps effectué un repérage avant de partir. Il sait donc exactement ce qu’il veut. A l’entrée du magasin, il regarde sur son smartphone les informations de réduction autour de son produit ou autre. Mais souvent, et surtout pour les supermarchés, la structure du bâtiment fait qu’on ne capte pas d’ondes. Il y a donc intérêt pour ces enseignes à s’équiper de wifi et ainsi fluidifier l’expérience client.
  • Les jeux mobiles : Les enseignes utilisent de plus en plus la gamification pour fidéliser leur client en exploitant les temps morts de ceux-ci. Exemple : La Maquinista, un centre commercial a lancé un jeu lors de la St Valentin, l’objectif était de mettre la main sur la personne qui se déplaçait avec un bon d’achat de 500 euros. Pour y jouer, il suffisait de télécharger l’application. Autre exemple, les « Kaleries », dans le concept store de Karl lagerfeld, des écrans tactiles avec appareil photo situés dans les cabines d’essayage permettent aux clients l’opportunité d’immortaliser leurs essais.
  • Des ventes flash ciblées : Jouer sur la spontanéité en lançant des ventes privées surprises en boutique et lancer des alertes sur mobile. A ne pas effectuer trop souvent.
  • Gérer le trafic en magasin : Heures de pointes, soldes, le digital peut aider à remettre de la fluidité dans les boutiques. Un bon exemple : Mac Donalds avec ses bornes qui permettent de commander et de sélectionner votre zone de réception de la commande, vous n’avez plus qu’à vous asseoir et attendre que l’on vous serve. Ils ont aussi ajouté « GoMcDo », une application qui permet de commander en ligne.
  • Élargir sa boutique : Équiper son magasin de tablettes, etc. permet d’agrandir son offre, ce qui n’est pas en rayon peut l’être sur tablette. Certaines boutiques prêtent d’ailleurs aux clients qui entrent dans les boutiques une tablette où ils peuvent consulter les pièces disponibles et éventuellement acheter en ligne.

Sources : IPSOS, Influencia, l’Express

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