MDA + MDM = MDAM

Pour donner corps à l'article sur le référentiel agile, voici un peu de voile levé sur les pratiques que nous sommes en train de mettre en œuvre sur un projet.

Comme je l'avais déjà souligné, la constitution d'un référentiel métier MDM constitue une brique de bonnes pratiques d'architecture. La question de son déploiement rapide et de sa flexibilité dépend en partie de sa capacité d'industrialisation. Profitant de notre savoir-faire au sein de la practice Industrialisation d'ANTEO-Consulting, voici les étapes du processus logiciel déployé.

Le schéma ci-contre montre le principe d'industrialisation utilisé. En première étape, le modèle métier PIM (Platform Independent Model) permet de maintenir la définition métier des entités (cette étape ne figure pas sur le schéma).

L'application d'une transformation de modèle appropriée permet de préparer l'étape PSM (Platform Specific Model) dédiée à la cible MDM visée. Il s'agit ici de construire le référentiel suivant deux modèles :

Le modèle des entités

Le modèle des entités contient principalement la structure des données utilisées pour le modèle. Suivant l'approche, la plus récurrente du MDA,  il permet de générer les entités métier, les couches d'accès aux données et les structures de la base de données.

Le modèle des services

Le modèle des services permet de spécifier les interfaces de gestion - les écrans de création, modification, recherche, suppression des données - et les interfaces d'échange.
Le modèle des services doit rester cohérent et synchronisé sur le modèle des entités, d'où l'importance que les deux modèles soient issus de la transformation du même PIM. Par l'utilisation de stéréotypes et de paramètres spécifiques, il est enfin possible d'aiguiller finement la génération de code vers les mécanismes adaptés à chaque cas, notamment la manipulation des associations multiples fait l'objet de composants GUI de manipulation spécifique. En l'occurrence, nous exploitons pleinement les techniques WEB 2.0 pour créer une interface conviviale et interactive.

Le code est généré avec un bon taux d'automatisation (proche des 70%), ce qui permet de généraliser des mécanismes cohérents de gestion des différents MDM déployés et de rendre la découverte de leurs services d'échange plus intuitifs pour les équipes amenées à l'utiliser. Nous gagnons ainsi sur de nombreux tableaux par cette approche que nous avons surnommée MDAM (prononcer Madame) :

  • productivité en développement et maintenance
  • généralisation des interfaces GUI de gestion
  • généralisation des interfaces d'échange
  • génération de la documentation
  • réduction du taux d'erreur.

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