Microdonnées versus Microformats

Comme nous l’avons vu dans un précédent article, les microformats (μF) ont fait leur apparition dès 2003 par le biais de XFN (Xhtml Friends Network), tandis que les microdatas ont vu le jour avec HTML5.

Présentation des microformats

Tandis que les microdatas utilisent de nouveaux attributs HTML5, les microformats se basent essentiellement sur les attributs class (mais aussi rel, rev…) qui vont prendre des valeurs précises.

Le site officiel microformats.org propose un exemple simple permettant de signer chaque page de son site (dans le footer par exemple) via le microformat hCard : http://microformats.org/get-started

Le format hCard, utilisé pour décrire une personne ou des organisations, est détaillé ici : http://www.microformats.org/wiki/hcard

Pour l’utiliser, on commence par appliquer la class « vcard » à un élément HTML qui va contenir la description de la personne, par exemple un <div> ou une <address> :

<address class="vcard">

<!-- on ajoutera les données dans ce wrapper -->

</address>

On ajoute ensuite les données proprement dites, avec par exemple une balise utilisant la classe « fn » qui signifie « formatted name » :

<address class="vcard">

<span class="fn">Isaac Asimov</span>

</address>

On peut utiliser la documentation du format pour ajouter d’autres données et même un inclure un autre format : « n » pour « structured name » :

<address class="vcard">

<span class="fn">Isaac Asimov</span>

<span class="org">Fondation</span>

<a class="url" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Isaac_Asimov">Website</a>

<span class="n">

<span class="honorific-prefix">Dr.</span>

<span class="given-name">Isaac</span>

<span class="family-name">Asimov</span>

</span>

</address>

On indiquera dans la balise <head> qu’on utilise le microformat hcard :

<link rel="profile" href="http://microformats.org/profile/hcard">

On peut également utiliser des microformats simples, notamment ceux basés sur l’attribut rel, connu pour ses fameuses valeurs follow / nofollow, mais qui peut également servir à identifier une licence ou à utiliser le premier microformat à avoir été développé : XFN (Xhtml Friends Network : cette syntaxe permet d’indiquer quelles relations existe entre deux webmasters via l’attribut rel d’un lien établi entre leurs deux sites). Exemples :

<a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc/2.0/fr/" rel="license">Mis à disposition sous licence CC 2.0</a>

<a href="http://www.myfriends.fr/" rel="friend colleague">Le site d'un ami</a>

Pour utiliser ces microformats, il faut ajouter leur profil dans la balise <head> qui va indiquer leur URI de définition, ici :

<head profile="http://microformats.org/profile/rel-license">

<head profile="http://gmpg.org/xfn/11">

Alternatives

Outre les microdatas et les microformats, il existe une troisième manière d’avoir un contenu enrichi, via le format RDFa. On remarquera que si RDFa (une syntaxe recommandée par le W3C pour structuer des données dans une page HTML) est une technique qui ressemble aux microformats et aux microdatas dans la mesure où elle permet d’ajouter de la sémantique aux contenus web, il s’agit en fait d’un croisement des deux, puisqu’elle utilise à la fois la syntaxe HTML (class, id, rel, rev…) mais qu’elle ajoute aussi ses propres attributs (property, datatype, resource…).

A noter que Google semble favoriser aujourd’hui les microdatas (schema.org est devenue une référence pour de nombreux moteurs de recherche) et ce système est sans doute un peu plus intuitif à implémenter pour les développeurs : s’ils vous faut choisir entre les deux (car on peut cumuler microdatas et microformats), il est donc conseillé de choisir les premiers, plus récents et peut-être plus favorables au référencement.

Google fait d’ailleurs la promotion des microdatas sur les pages traitant des microformats :

Avertissement de google sur les microdatas

Et il indique clairement pencher en faveur des microdatas :

Pourquoi avoir choisi les microdonnées, plutôt que RDFa ou les microformats ?

- À l'origine, trois formats de balisage des données structurées sont compatibles : les microdonnées, les microformats et RDFa. Pour schema.org, nous avons décidé de nous concentrer sur un seul format, afin d'éviter que les webmasters ne soient obligés de faire un choix difficile. De plus, un format unique permet d'améliorer la cohérence entre les moteurs de recherche qui se basent sur ces données. Chacun des formats présente des avantages particuliers, mais nous avons trouvé que les microdonnées offraient un juste équilibre entre la capacité d'extension de RDFa et la simplicité des microformats. C'est pour cette raison que nous avons choisi ce format.

En définitive, puisque les moteurs de recherchent semblent favoriser les microdatas HTML5 et que celles-ci sont simples d'utilisation, on peut affirmer qu'elles ont de beaux jours devant elles et seront incontournables pour qui s'intéresse au websémantique

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