Retour sur l’événement What’s next – mai 2011…

Fin de semaine dernière Zenika organisait une série de présentations techniques au Grand Rex à Paris, autour de la technologie Java.
Bien que la salle n'était pas comble, cet événement a fait venir pas mal de monde et notamment quelques frenchies connus comme Antonio Goncalvez ou Nicolas Martignole (Créateur de l'Express Board).

Ce type d'événement est plutôt rare en France, notamment par le coût que cela implique: 150 000 euros d'investissement pour ce "What's next" supporté à 50% par Zenika, 30 % par les participants et 20% par les partenaires. C'est un budget important et il faut saluer l'effort de Zenika pour organiser un tel événement!
Les présentations se sont déroulées en anglais, exception faite pour celle sur Flex 4, ce qui il faut bien le reconnaître à fait du bien...

Cloud Foundry
La première présentation d'Adrian Colyer avait pour objectif de présenter la nouvelle offre de VMWare: Cloud Foundry .

Ce produit propose de fournir un moyen simple aux développeurs Java de déployer leurs applications Web sur une infrastructure de type Paas ( Platform-as-a-Service).

Les plateformes de type Paas permettent de gérer la montée en charge des applications tout en masquant l'infrastructure nécessaire : Gestion des serveurs, Gestion des bases de données, Serveurs d'application.

Leurs principaux intérêts consistent à diminuer le coût de déploiement des applications, d'offrir une architecture scalable et de proposer un modéle économique plus souple défini en fonction des besoins réels d'une application (bande passante, CPU..etc).

La première partie de cette présentation a mis en évidence l'impact de l'utilisation des technologies Cloud dans l'entreprise, en terme d'organisation et d'interaction, ainsi que le manque d'outillage pour mettre en œuvre nos applications dans le Cloud.
Ce fut également l'occasion de présenter les différentes problématiques d'aujourd'hui induits par les différents modes de connections des utilisateurs (DeskTop, Mobile), l'impact des réseaux sociaux tels que Twitter ou Facebook sur le succès ou l'échec d'une technologie.

Adrian aura également présenté le concept du GreenHouse lancé par VMWare, qui a pour objet de créer une communauté d'échange et de partage autour de la technologie Spring, ainsi que Spring Datagraph qui permet de gérer la persistance au travers de structure de base de données de type Big Data.

La seconde partie de la présentation a fait l'objet d'une démonstration de l'utilisation de la commande "vmc", qui permet de déployer une application web sur le Cloud et de gérer le nombre d'instance créées. Cloud Foundry est utilisable à l'aide en ligne de commande, mais également au travers d'un plugin Eclipse (http://blog.springsource.com/2011/04/13/using-cloud-foundry-from-sts/).

La dernière partie a présenté les librairies et les langages proposées par Cloud Foundry. On peut noter que VMWare cible une communauté plutôt large en proposant un support du langage Java, mais également de Ruby On Rails, de Grails ou encore de Node.js. Côté base données et système de messagerie, Cloud Foundry supporte MySQL, MongoDB, Redis et RabbitMQ.

La déclaration des ressources de type Cloud dans nos fichiers de configuration Spring semble se faire de manière simple et intuitive via de nouveaux éléments préfixés par <cloud:...>.
Il y a eu quelques questions sur la gestion des versions des librairies proposées, mais mon anglais étant ce qu'il est , je n'ai pas saisi la réponse: y a -t-il du OSGI la dessous, sujet à creuser...

SQLFabric
Jags Ramnarayan présente ensuite SQLFabric , solution dans la ligne des bases de données de type NOSQL mais avec une approche légèrement différente qui consiste à garder le langage SQL et les structures classiques. L'approche de cette solution consiste à optimiser les performances en réduisant le nombre d'accès au disque (I/O), et en répliquant la base de données pour fluidifier les accès.

Les principaux concepts sont:

  • Ne pas être un ayatollah des règles FIFO et du tout transactionnel.
  • La plupart des updates sont atomiques et ne nécessite pas de transaction.
  • Sauvegarder sur le disque uniquement les données critiques.
  • Utiliser un système de tampon et un scheduler du système pour écrire sur le disque.
  • Le détail de ces concepts sont similaires à ceux que l'on trouve sur MegaStore .

    La version BETA de SQLFabric sera disponible en juin prochain et disponible sur http://community.gemstone.com.

    HTML5/WebSocket

    Cette présentation, réalisée par Brad Drysdale, fut une des plus réussie. Brad a montré les limites du protocole HTTP qui ne permet pas de garder des sessions longues entre le navigateur et le serveur, alors que TCP peut le faire. Avec l'arrivée d'HTML5 et des webSocket, cette limitation est levée.

    L'un des principaux bénéfices des webSockets est la diminution de la taille des messages sur des actions réalisées en AJAX aujourd'hui. Il prend l'exemple de la google suggest qui soumet pour chaque caractère saisi par l'utilisateur 788 bytes d'entêtes HTTP. En passant au webSocket, Google a réduit ces entêtes à... 2 bytes! La différence est phénoménale, on image l'impact sur les serveurs et sur la bande passant du web!

    Un autre avantage de l'utilisation de cette technologie est qu'elle permet de simplifier les architectures, notamment ceux des composants utilisant massivement AJAX qui simulent ce type de connexion longue. Il nous invite à les utiliser dés maintenant car il est possible de faire cohabiter les webSocket avec une implémentation dégradée si le navigateur ne les supporte pas.

    Une implémentation est également disponible pour des technologies telles que Flash (https://github.com/rlotun/web-socket-js).
    La sécurité est également prise en compte avec le protocle TLS, équivalent de HTTPS.

    Les comptes rendus des prochaines sessions dans le prochain post...

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