Soirée OpenSource chez Sun le mercredi 14 janvier

Sun Microsystems s'est récemment rapproché du monde de l'open source par l'ouverture complète de Java, ainsi que par le rachat du système de base de données open source MySQL.

Afin de réunir des acteurs de l'open source en France, Sun a donc organisé une soirée dans ses locaux le 14 janvier. Elle était animée par Simon Phipps, en charge de l'open source chez Sun, mais rassemblait également les responsables des clubs d'utilisateurs de Java (Paris JUG), MySQL (leMug), OpenSolaris (GUSES) ainsi que la communauté OSS Get-Together Paris.

Un mot sur le business model open source

Simon Phipps a commencé par présenter les business models open source, avec ce qu'il appelle la troisième vague open source. Puisqu'il vaut mieux un bel exemple d'ASCII Art qu'un long discours, voici comment on peut le schématiser :

download ===> deploy ===> scale

Simon Phipps a confirmé que l'étape de téléchargement et de déploiement est et restera gratuite et libre. Il invite les communautés Glassfish et MySQL à ne pas en douter. C'est l'étape suivante qui selon lui, avec la mise en production et la montée en charge, est source de profit.

La raison principale qui a motivé Sun à rendre Java open source (sous licence GPL) est de promouvoir son utilisation sous Linux. En effet, auparavant, pour des raisons de licence, il était impossible aux mainteneurs de paquets des différentes distributions de repackager les fichiers fournis par Sun afin de les intégrer dans les distributions. Il fallait impérativement se rendre sur le site de Sun pour y télécharger des fichiers RPM (non prévus pour Debian par exemple).

Enfin, des estimations avaient prévu qu'en 2012, 70% des composants d'un logiciel seraient open source. Simon Phipps est ravi de revoir ces estimations à la hausse, pour se rapprocher des 100%.

Quelques menaces pesant sur l'open source

Même si cela varie selon les langues et les pays, la plupart des mots simples sont désormais des marques déposées. Si un projet communautaire se crée sans déposer de nom, il peut se voir attaqué en justice, or bien souvent ces projets communautaires n'ont pas les moyens financiers de se défendre. D'un autre côté, le dépôt de nom de marque va à l'encontre du copyleft prôné par Richard Stallman. Il n'y a apparemment pas de solution simple.

Par ailleurs, Simon Phipps rappelle que les brevets logiciels sont un modèle malsain, et qui ne fonctionne pas (certaines entreprises ne vivent que du rachat de certains brevets et des procès qu'ils leur permettent de faire).

OpenSolaris, un concurrent de Linux?

Simon Phipps explique que ça n'est pas le cas pour le moment. Tout comme les *BSD, OpenSolaris a ses spécifités (le système de fichier ZFS, les performances sur les serveurs) mais elles sont surtout orientées serveur. Cela dit, il ajoute tout de même que les développeurs apprécient de coder sur le système de destination du programme, et que l'utilisation desktop d'OpenSolaris aujourd'hui ne pose aucun problème...

Le futur de l'open source chez Sun

Sun est convaincu de l'importance du copyleft, et notamment comme avec la GPL que la licence d'un projet force ses utilisateurs à "rendre" à la communauté en contribuant. Ceci permet d'un côté aux utilisateurs de ne pas prendre la responsabilité du code, puisque la communauté pourra réaliser les tests, etc. D'un autre côté, plus les utilisateurs d'un projet sont nombreux, plus les contributions augmentent.

Pour Sun, le rachat de MySQL a été très enrichissant. Il a permis de faire de MySQL un projet "profitable". Sun compte maintenant se focaliser sur les communautés, et organise notamment la conférence CommunityOne. Elle rassemble non seulement les communauté open source de Solaris et de Java (Sun), mais aussi Apache, Mozilla, OpenOffice, etc.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Captcha *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.