Un BBL sur La Culture du Programmeur

Le 17 Juin dernier était organisé dans les locaux d'un client un brown bag lunch (BBL pour les intimes) portant sur "La Culture Du Programmeur". Et d'ici, je vous entends demander ce qu'est un brown bag lunch.
Sachez qu'il s'agit du dernier terme à la mode qui désigne un professionnel comme vous et moi qui vient le midi sur votre lieu de travail pour présenter une technologie ou un concept quelconque. Vous pouvez vous rendre sur brownbaglunch.fr pour en savoir plus sur ce concept, et pourquoi pas, vous inscrire ou inviter du beau monde.

Ce BBL animé par Jean-Laurent de Morlhon, programmeur très expérimenté; freelance, directeur technique de Serpodile et co-créateur de Code-Story avait pour objet d'inviter les participants, programmeurs ou non à mieux comprendre notre métier, à mieux cerner ce à quoi nous aspirons ou ce que peut être notre ressenti au quotidien.

La présentation

La présentation s'est ouverte sur un extrait de la vidéo d'Apple qui remerciait les développeurs du monde entier pour le boulot extraordinaire fourni au quotidien avant de nous rappeler cette phrase d'un célèbre analyste new-yorkais "Software is eating the world". Oui, le software est devenu central dans le monde d'aujourd'hui; oui, les programmeurs ont un rôle important à y jouer et doivent donc être fiers de leur métier.  Mais paradoxalement, en France, un certain nombre de développeurs, surtout ceux qui ont plus de 30 ans, ont un peu "honte" de leur métier ou n'en sont pas aussi fiers qu'ils pourraient l'être. Et il nous a donné un certain nombre d'exemples pour illustrer cette situation et les raisons pour lesquelles les choses étaient ainsi :

Parmi eux, la campagne de cette junior entreprise en école d'ingénieurs m'a particulièrement parlé puisqu'il y'en avait eu une similaire dans la mienne :

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En gros, pour ces juniors, dont l'expérience de l'entreprise se limitait à un ou deux stages, faire de la programmation était (déjà) une activité dévalorisante et il était impératif de devenir le plus tôt possible chef de projet.  D'ailleurs l'animateur nous a rappelé que lui-même désirait initialement devenir chef de projet puis manager; il y est d'ailleurs parvenu mais est revenu à la programmation par la suite.

Après cette séquence, l'animateur a ensuite parlé des relations entre les programmeurs et les autres membres de l'entreprise. Du rôle qu'ils avaient à jouer et du portefeuille un peu plus large de capacités qu'il était nécessaire aujourd'hui d'acquérir, notamment en terme de communication. Cependant, il a rappelé qu'autant les développeurs avaient tout intérêt à faire des efforts, autant il était anormal qu'en entreprise, les autres ne fassent pas les mêmes efforts, c'est à dire essayer de comprendre ce qu'était la programmation et quelles étaient les difficultés auxquelles pouvaient être confrontés les développeurs.

Il a illustré cette partie par l'exemple du juge Azup qui a tranché l'affaire Google - Oracle il y a quelques années et qui avait écrit un peu de code pour mieux comprendre de quoi il était question. Bref, cette deuxième partie de la présentation faisait donc le tour des actions qu'il était possible de faire pour que la culture des programmeurs et celle de l'entreprise qui les emploie puissent correspondre.

L'animateur a ensuite terminé son speech par une légère évolution de sa citation d'ouverture : "Software is eating the world and the geeks who write the code cook the buffet".

Mon avis dans tout ça

Ce que je retiens est la passion qu'on ressent dans les propos de l'animateur. On sent qu'il adore ce métier, et se voit d'ailleurs lui-même comme un artisan. A travers la séance de questions/réactions qui a suivi, on a pu constater que beaucoup de développeurs s'étaient reconnus dans tout ce qui avait été dit. Mais c'est là que ce BBL a manqué à un de ses principaux objectifs : faire discuter des programmeurs avec ceux qui ne le sont pas. En effet, l'assistance était essentiellement composée de personnes  qui faisaient de la programmation à longueur de journées et sur la vingtaine de personnes qui étaient présentes, seules 2 n'avaient rien à voir avec la programmation.  Nous nous sommes donc retrouvés entre nous à parler de notre mal-être (un peu d'exagération de ma part quand même) ce qui n'était pas forcément le but premier.

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Il faut quand même dire que le titre du BBL ne laissait pas soupçonner que cette présentation était ouverte à tout le monde. Personnellement, c'était la première fois que j'assistais à un brown bag lunch et j'ai plutôt été séduit.  Vu le format et le sujet, l'expérience BBL est à retenter dès que possible; d'ailleurs il y'en a un autre qui s'organise dès demain sur Scala.

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